quarta-feira, 15 de novembro de 2017

Libération (França) – A la COP 23, Washington en troll climatique

Libération (França) – A la COP 23, Washington en troll climatique


Par Isabelle Hanne, correspondante à New York et Aude Massiot, envoyée spéciale à Bonn

L’administration Trump, en retrait de l’accord de Paris et soutien des énergies fossiles, fait figure d’indésirable à la conférence de Bonn sur le climat. Les Américains engagés contre le réchauffement tentent de faire contrepoids.

«Vous voulez faire un karaoké ?» C’est tout ce qu’a trouvé à dire un représentant de la Maison Blanche quand le premier colloque de la délégation américaine, organisé lundi à la 23e Conférence de l’ONU sur le climat à Bonn, a été interrompu par des dizaines de militants chantant une version détournée de Proud To Be an American. Le thème de cet événement mené par l’administration Trump ?


 La nécessité de miser sur les énergies fossiles et sur le nucléaire pour limiter le changement climatique. Une provocation : l’industrie des énergies fossiles est le principal émetteur de gaz à effet de serre (GES) dans le monde. «Promouvoir le charbon à un sommet sur le climat est comme soutenir le tabac à une conférence sur le cancer», a commenté Michael Bloomberg, ex-maire de New York, grand opposant à Trump et envoyé spécial des Nations unies pour les villes et le changement climatique.


Depuis un an et l’élection du milliardaire en pleine COP 22 au Maroc, les Etats-Unis sont «the elephant in the room», le sujet dont tout le monde évite de parler dans les négociations climat de l’ONU. Trump a mis ses menaces de campagne à exécution le 1er juin, quand il a annoncé sa décision, pour «protéger les intérêts américains», de sortir de l’accord de Paris sur le climat, entré en vigueur en novembre 2016, et dans lequel les Etats se sont engagés à limiter la hausse des températures mondiales «bien en dessous de 2 °C» par rapport à l’époque préindustrielle. Difficile d’ignorer l’isolement des Etats-Unis, deuxième pollueur après la Chine, dans l’arène de la COP 23 à Bonn.


Isolement
D’autant que le 7 novembre, la Syrie a annoncé qu’elle allait finalement signer l’accord de Paris. Les Etats-Unis seront donc seuls face aux 196 signataires quand ils sortiront du traité - pas avant 2020, conséquence de détails techniques prévus par le texte. «Si le gouvernement syrien s’intéressait autant à ce qui circule dans l’air, alors il ne gazerait pas son propre peuple», a lâché la porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert.

A Bonn, l’isolement de l’administration Trump s’entend dans les discours et se voit. Comme ces igloos gonflables, choisis ironiquement par la délégation de 2 500 représentants d’Etats, de villes, d’entreprises et d’ONG américaines venue clamer «we are still in» («nous sommes toujours dans l’accord de Paris»). L’ancient vice-président et Prix Nobel de la Paix Al Gore a même assuré, samedi, que les Etats-Unis pourraient réintégrer rapidement l’accord, une fois qu’ils auront changé de président (si c’est le cas) en 2020.


Un groupe de sénateurs et de gouverneurs démocrates a aussi fait le déplacement, n’hésitant pas à négocier directement avec des gouvernements étrangers, histoire de court-circuiter le département d’Etat, qui représente officiellement les Etats-Unis. Ainsi, juste avant le début de la conférence de la Maison Blanche sur les énergies fossiles, lundi, Jay Inslee, le gouverneur de l’Etat de Washington, et Kate Brown, gouverneure de l’Oregon, ont lancé aux journalistes présents dans la salle : «Peu importe à quel point Donald Trump tweete, il peut s’y arracher les doigts, il ne nous arrêtera pas. Aux Etats-Unis, ce sont les Etats qui dirigent.»


Quinze d’entre eux, ligués dans l’«America’s Pledge», une initiative lancée la semaine dernière par le gouverneur de Californie, Jerry Brown, et Michael Bloomberg pour atteindre les objectifs des Etats-Unis prévus par l’accord de Paris, pèsent à eux seuls 40 % de l’économie américaine. Lundi, cette «contre-délégation» a annoncé ouvrir un dialogue avec le Canada et le Mexique, qui se poursuivra au sommet sur le climat organisé en septembre 2018 en Californie.


«Il y a deux Amérique ici, résume Laurence Tubiana, une des chevilles ouvrières de l’accord de Paris et désormais présidente de la Fondation européenne pour le climat. Dans les négociations, personne ne prête attention au nuage américain qui plane sur la COP. Ils sont vraiment isolés dans le processus de discussions, sans que cela ait créé de drames.» L’administration américaine se retrouve dans une position pour le moins ambiguë : devoir discuter des termes de mise en place d’un traité (calendrier, transparence, contrôle…), après lui avoir tourné le dos. Le tout alors que plusieurs régions du pays ont été frappées par des événements climatiques extrêmes : sécheresses, incendies, ouragans.


Comme le souligne Andrew Light, ancien conseiller sur le changement climatique auprès du département d’Etat sous Obama, aujourd’hui au think tank World Resources Institute, les Etats-Unis ne se contentent pas de faire de la figuration à Bonn. «Dans une lettre adressée cet été à la convention sur le climat des Nations unies, les Etats-Unis ont rappelé qu’ils comptaient être assis à la table des négociations, confie-t-il. Ils ont exprimé leur volonté de fonctionner comme une "partie" normale.» La position américaine ne devrait cependant «pas trop altérer les discussions», assure-t-il. «Cette COP est très technique, les négociateurs vont surtout plancher sur les notions de transparence ou du point d’étape global [les moments où les parties doivent revoir à la hausse leurs objectifs de réduction d’émissions de GES, et évaluer les efforts déjà fournis, ndlr], ce seront des points techniques à décider, et pas des décisions à prendre.»


«Canular»
«Qu’ils soient dans l’accord de Paris ou qu’ils en sortent, les Américains aident beaucoup au processus de négociation, avance à Libération un membre de la délégation de l’Arabie Saoudite, grand allié de l’administration Trump et boulet traditionnel des négociations. C’est important de les voir investis d’une manière ou d’une autre…» Mohamed Adow, conseiller sur le climat pour l’ONG britannique Christian Aid, relativise cette vision :


 «Les Américains se conduisent bien dans certains groupes de travail, mais dans d’autres, notamment sur le financement des pertes et dommages [les conséquences irrémédiables du réchauffement] et l’adaptation pour les Etats vulnérables, ils ont adopté une ligne très dure qui commence à énerver certains pays.» Une position qui, d’un autre côté, arrange certaines puissances occidentales. «Les pays développés se cachent derrière les Etats-Unis pour ne pas prendre d’initiatives, souffle Alden Meyer, de l’association américaine Union of Concerned Scientists. Quand les pays devront revoir leurs engagements pour 2020, on verra vraiment ceux qui profitent de l’irresponsabilité de Trump pour ne pas agir.»


Certains observateurs ont tout de même trouvé un motif d’espoir pour les Etats-Unis dans cette COP 23 : la délégation américaine est dirigée par le diplomate Thomas Shannon, nommé par Barack Obama ambassadeur au Brésil, puis conseiller au département d’Etat de l’administration précédente. En 2015, Shannon avait dit du changement climatique qu’il s’agissait d’«un des grands défis du monde». 

En 2016, dans une interview donnée à la presse indienne, il avait appelé les pays asiatiques qui ne l’avaient pas encore fait à ratifier rapidement l’accord de Paris. Mais l’administration que Shannon représente aujourd’hui a une vision diamétralement opposée à la précédente sur le changement climatique. A maintes reprises, le président américain, climatosceptique revendiqué, a mis en scène ses doutes sur l’origine humaine du réchauffement - quand il n’a pas simplement jugé qu’il s’agissait d’un «canular inventé par les Chinois» pour nuire à l’industrie américaine.

S’il a tenté de convaincre Trump de ne pas sortir de l’accord de Paris, le secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, ex-PDG d’ExxonMobil, affirmait à tort, lors de son audience de confirmation au Sénat en janvier, que la capacité des scientifiques à prévoir les effets de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère était «très limitée».
«Manipulation»
Plus dommageable que la frilosité, ou l’inaction des Américains à la COP 23, «il faut plutôt s’inquiéter du fait que Trump n’a toujours pas de conseiller scientifique, que de nombreux postes n’ont pas été attribués au département d’Etat et dans l’Agence de protection de l’environnement, et du démantèlement des réglementations prises sous l’ère Obama, comme le "Clean Power Plan", pour faire baisser les émissions de gaz à effet de serre», énumère Andrew Light.

Pire, le site ClimateHomeNews vient de révéler l’existence d’une proposition présentée mardi à la COP par la délégation ukrainienne, qui aurait été encouragée par les Etats-Unis. Elle prévoit de donner aux entreprises énergétiques, œuvrant notamment dans les énergies fossiles, un rôle de supervision dans l’application de l’accord de Paris. Rien de moins…

 «Cette proposition est unique dans l’histoire des Nations unies, raconte Jesse Bragg de l’ONG Corporate Accountability. Elle permettrait à des industriels d’intégrer les plus hauts niveaux de dialogue et de mise en place d’un accord onusien.» Et ce, alors qu’une étude du Global Carbon Project, publiée lundi, prévoit une augmentation des émissions de gaz à effet de serre de 2 % en 2017, après trois ans de stagnation.


Le gouverneur de Californie, Jerry Brown, qui sillonne les couloirs de la COP, s’est imposé comme un des leaders politiques américains dans la lutte contre le changement climatique. Avec son PIB, la Californie est la 6e puissance mondiale et constitue un adversaire de taille face à Washington sur la question du climat. «Si nous voulons survivre et protéger notre planète, nous devons radicalement changer notre système de production, clame-t-il. C’est un dur combat, où on fait face à la manipulation politique, où les entreprises des énergies fossiles font tout ce qu’elles peuvent pour contrer nos efforts. Nos ennemis sont puissants. Mais nous sommes ici pour créer de l’enthousiasme, pour lutter contre l’inertie.»

Deutsche Welle (Alemanha) – Noruega é processada por exploração de petróleo no Ártico

Deutsche Welle (Alemanha) – Noruega é processada por exploração de petróleo no Ártico


Com Greenpeace à frente, grupos ambientalistas vão à Justiça contra o Estado norueguês, alegando que país violou Acordo de Paris e Constituição nacional ao conceder licenças de exploração a petrolíferas internacionais.

Organizações ambientalistas estão processando o Estado da Noruega – o maior produtor de petróleo da Europa Ocidental – em um caso envolvendo a autorização de exploração petrolífera no Ártico. O julgamento teve início nesta terça-feira (14) em um tribunal em Oslo, capital do país.

Os autores da ação, em destaque o Greenpeace e a organização norueguesa Natur og Ungdom (Natureza e Juventude, em tradução livre), pedem a revogação de dez licenças concedidas pelo Estado em 2016 para que sejam exploradas as águas do mar de Barents, ao norte da Noruega.

As organizações, que ainda contam com o apoio da norueguesa Grandparents Climate Campaign (GCC), alegam que as concessões violam o Acordo de Paris sobre o clima, bem como um trecho da Constituição do país, alterado em 2014, que garante os direitos a um ambiente saudável.

Nesta terça-feira, ao fazer suas observações preliminares perante o tribunal em Oslo, a advogada de acusação, Cathrine Hambro, pediu que a Justiça determine se a decisão de autorizar a exploração "é consistente com as diretrizes existentes para decisões que podem ter consequências irreversíveis". 

"Um derrame de óleo seria desastroso", acrescentou.

Do outro lado, o advogado Fredrik Sejersted, que defende o Estado, garante que a concessão das licenças exigiu um processo de verificação detalhado, e que os requisitos condizem com os padrões ambientais estabelecidos pela Constituição norueguesa.
Segundo os ativistas, este é o primeiro processo judicial a ser aberto contra um país envolvendo uma violação do Acordo de Paris, assinado em dezembro de 2015 e em vigor há um ano.

O pacto climático global foi acordado durante a 21ª Conferência das Nações Unidas sobre o clima (COP21) na capital francesa, dois anos atrás. Com o objetivo de limitar o aquecimento global, o acordo já foi ratificado por mais de 140 nações, sendo a Noruega uma das primeiras a fazê-lo.

"É claro para nós que essa nova exploração de petróleo é uma violação do Acordo de Paris e da Constituição norueguesa, e estamos ansiosos para abordar esses argumentos no tribunal", afirmou o diretor do Greenpeace na Noruega, Truls Gulowsen, nesta segunda-feira.

A diretora da Natur og Ungdom, Ingrid Skjoldvaer, por sua vez, disse que uma vitória na Justiça seria "histórica". "Se ganharmos, isso estabelecerá que os interesses ambientais devem ter um peso maior quando licenças para exploração petrolífera são concedidas", afirmou.

As receitas de petróleo na Noruega estão em constante declínio. A produção de petróleo bruto foi reduzida pela metade desde 2001, e o Ártico conta com uma vasta área que nunca foi explorada.

Diante disso, o país concedeu, em maio de 2016, dez licenças de exploração a um total de 13 empresas petrolíferas, incluindo a estatal norueguesa Statoil, a alemã DEA, a americana Chevron, a japonesa Idemitsu, a austríaca OMV e a russa Lukoil.

A Statoil afirma que explorou cinco áreas neste ano, todas em águas abertas, longe da borda de gelo do mar de Barents. A decisão da Justiça só deve ser conhecida em 23 de novembro.

Deutsche Welle – Brasil ganha reforço de R$ 420 milhões para combate ao desmatamento

Deutsche Welle – Brasil ganha reforço de R$ 420 milhões para combate ao desmatamento


Na COP23, Alemanha e Reino Unido anunciam verbas para manejo sustentável de florestas. Noruega, maior doadora do Fundo Amazônia e que havia criticado política ambiental brasileira, não aumenta valor do repasse.

A redução da taxa de desmatamento da floresta amazônica, anunciada às vésperas da Conferência do Clima (COP23), rendeu um reforço de caixa ao Brasil. Paralelamente às negociações climáticas em Bonn, foram anunciadas nesta terça-feira (14) doações internacionais que chegam a meio milhão de reais.

Da Alemanha, país anfitrião, virão cerca de R$ 235 milhões adicionais para Brasil. Um pouco mais da metade irá para o Fundo Amazônia, com o qual os alemães colaboraram com R$ 28 milhões desde 2010. O valor restante vai financiar projetos de manejo sustentável de florestas no Acre e Mato Grosso.

Esses estados brasileiros, que perderam respectivamente 13% e 40% de suas matas nativas, vão receber também R$ 185 milhões do Reino Unido. O país, que faz ajustes internos para se separar da União Europeia, alocou ainda 82 milhões de reais para projetos florestais no Brasil, na Colômbia e no Peru.

Da Noruega, maior doadora do Fundo Amazônia, nenhum centavo a mais. Vidar Hegelsen, ministro norueguês do Meio Ambiente, classificou de "positiva" a queda de 16% na taxa de desmatamento da Floresta Amazônica entre agosto de 2016 e julho deste ano. Em junho último, ele havia criticado a política ambiental do Brasil que, logo na sequência, viu o repasse de verbas norueguesas cair.

"O sucesso [do combate ao desmatamento] depende no Brasil", disse. "Não há dúvida de que os esforços do Brasil são importantes para o clima mundial, especialmente em relação ao que acontece na Amazônia."

O ministro brasileiro do Meio Ambiente, José Sarney Filho, saudou os contratos de cooperação firmados. "Alemanha e Noruega valorizam os esforços de combate ao desmatamento por meio do Fundo Amazônia, que é um importante vetor de políticas ambientais na região", afirmou.

Nos últimos meses, recursos do Fundo Amazônia ajudaram a custear veículos e outros equipamentos usados por agentes do Instituto Brasileiro do Meio Ambiente e dos Recursos Naturais Renováveis (Ibama).

"Criação do homem branco"
Cacique Raoni, líder da etnia caiapó, viajou a Bonn e acompanhou os anúncios das novas doações para combater o desmatamento. Com uma idade estimada em 88 anos, o líder de populações indígenas de Mato Grosso está acostumado a grandes plateias e autoridades internacionais.

Ele diz se alegrar com a cooperação internacional, mas ressalta que o maior problema tem que ser tratado dentro do Brasil. "O que acho mais importante para os povos indígenas é a terra. A gente precisa de terra demarcada", afirma.

"O dinheiro não é uma criação do meu povo, é uma criação de vocês, do homem branco", diz Raoni na língua indígena, traduzida para o português por seu sobrinho-neto, Patxon Metukktire.

"Quando se tem a terra, os indígenas podem usar o dinheiro que esses países estão investindo para fazer nossa agricultura, o desenvolvimento, do nosso jeito, nas nossas terras", complementa Raoni.

Momentos após o anúncio, lideranças indígenas lançaram na COP23 um manifesto contra retrocessos internos, citando o projeto de lei que será levado ao Congresso para autorizar arrendamento de terras indígenas. No dia anterior, um grupo havia apresentado à Comissão Interamericana de Direitos Humanos denúncias sobre o aumento de violência – 118 indígenas foram assassinados no ano passado, segundo dados do Conselho Indigenista Missionário (Cimi).

Para André Guimarães, diretor-executivo do Instituto de Pesquisa Ambiental da Amazônia (Ipam), o dinheiro dos países doadores é menos importante. "Cooperação internacional é extremamente necessária para conservação", justifica. Guimarães cita o impacto positivo de mais de 40 anos de cooperação com a Alemanha, que classifica de "permanente e consistente".

Segundo Guimarães, o trabalho conjunto, ao longo dos anos, foi importante para se conhecer melhor a Amazônia. Projetos em comum ajudaram, por exemplo, a criar o sistema de alerta de queimadas.

"A construção de dados e organização de informações talvez seja o melhor resultado que o Brasil tenha tido com a cooperação alemã", opina.


Florestas sentem mudanças climáticas
Estima-se que 11% das emissões globais de gases de efeito estufa venham do desmatamento. Um estudo publicado pelo centro de pesquisas Woods Hole concluiu que o fim da destruição das florestas tropicais, o manejo sustentável e a restauração de 500 milhões de hectares poderiam capturar 100 bilhões de metros cúbicos de CO2 – o que equivale a dez vezes o volume emitido por ano pela queima de combustíveis fósseis.

Mas as florestas estão fora da mesa de negociação na COP23. Na reunião, de caráter mais técnico, o assunto é abordado de forma lateral, o que Guimarães considera um erro.
"Florestas podem ser uma ponte até que tenhamos tecnologias que substituam de vez as fontes fósseis. Trabalhar e restaurar floresta tropical é estratégico para manter a temperatura abaixo dos 2 graus Celsius [meta do Acordo de Paris]", avalia o diretor do Ipam.
No processo de crescimento, as árvores capturam CO2 da atmosfera, gás de efeito estufa apontado como principal causador das mudanças climáticas.

Na COP23, diversas entidades – e o governo brasileiro – defendem a criação de programas que compensem financeiramente quem preserva áreas de mata, mecanismo conhecido como pagamento por serviço ambiental.

"É outra parte do processo de acabar com o desmatamento. É compensar quem está fazendo direito, quem mantém a floresta em pé", comenta Guimarães.

Raoni diz que ninguém precisa explicar ao seu povo os benefícios das florestas, que, segundo ele, já sentem os impactos das mudanças do clima. "Na minha juventude, não havia dias tão quentes. Hoje, os ventos são mais fortes. O fogo entra nas nossas terras. A gente está vivendo o problema que está acontecendo no mundo, e a gente está vendo nas nossas aldeias."

Grupo financia conservação do único felino endêmico do Brasil

Grupo financia conservação do único felino endêmico do Brasil

Por Carolina Lisboa
Gato-do-mato-pequeno (Leopardus emiliae). Foto: Projeto Caatinga Potiguar (UFRN-WCS).
Gato-do-mato-pequeno (Leopardus emiliae). Foto: Projeto Caatinga Potiguar (UFRN-WCS).

Dentre os felinos neotropicais, o gato-do-mato-pequeno (Leopardus tigrinus) é um dos menos conhecidos e mais ameaçados, classificado como Em Perigo (EN) de extinção pela Lista Nacional de Espécies Ameaçadas de Extinção e Vulnerável (VU) pela Lista Vermelha da IUCN. As populações do Nordeste, Norte e Centro-Oeste foram recentemente descritas como uma espécie distinta, Leopardus emiliae, o que torna ainda mais urgente as ações para a conservação desta nova, endêmica e desconhecida espécie.

Apesar do pequeno porte, de 2,4 kg em média, o felino enfrenta grandes problemas. A Caatinga, onde está concentrada a maior quantidade de registros da espécie, possui apenas 2% de sua área coberta por Unidades de Conservação (UCs) de proteção integral, e mais de 45% da sua cobertura vegetal original já foi perdida ou fragmentada. A exploração dos recursos do semiárido por uma população humana de 23 milhões de habitantes vêm ameaçando a espécie, que é vítima da pecuária extensiva, extração de lenha, caça predatória, atropelamentos e retaliação por se alimentarem dos animais de criação em áreas rurais.

Esta situação crítica levou um grupo de pesquisadores da Universidade Federal do Rio Grande do Norte a reunir esforços para a conservação do gato-do-mato-pequeno. Desde 2013, os pesquisadores vêm estudando sua distribuição e identificando áreas prioritárias no estado, além de desvendar as principais ameaças a essas populações. Os primeiros resultados foram publicados recentemente numa importante revista científica da área de mastozoologia.


Segundo o biólogo Paulo Henrique Marinho, coordenador do projeto, os esforços até o momento foram concentrados em conhecer a espécie em áreas privadas. “As áreas privadas são importantes por serem onde está a maior parte do que resta da Caatinga. Agora pretendemos focar nossas ações em uma importante UC do Bioma, para garantir mais efetividade nas ações de conservação da espécie”, frisou ele.
Foto: Projeto Caatinga Potiguar (UFRN-WCS).
Foto: Projeto Caatinga Potiguar (UFRN-WCS).

Recentemente, o grupo recebeu um reforço do The Mohamed bin Zayed Species Conservation Fund, um fundo privado e filantrópico que financia iniciativas de conservação de espécies no mundo inteiro, por meio do projeto “Ecologia e conservação do gato-do-mato-pequeno (Leopardus tigrinus) no Parque Nacional de Furna Feia, na Caatinga semiárida brasileira”.

O financiamento prevê um monitoramento de longo prazo que possibilitará o desenvolvimento de estratégias de conservação do gato-do-mato, por meio da definição de seu status populacional, preditores de ocorrência e percepção humana sobre a espécie. Os resultados do projeto também subsidiarão o Plano de Ação Nacional para a Conservação dos Pequenos Felinos do ICMBio e o Plano de Manejo do Parna Furna Feia, que se encontra em elaboração.


De acordo com Paulo Marinho, a equipe de pesquisadores irá atuar junto com a gestão do Parque Nacional para conhecer a população de gatos que existe ali e traçar estratégias para mantê-la. “Mas para isso, precisamos de recursos, e o The Mohamed bin Zayed Fund entrou com seu aporte financeiro e credibilidade, nos tornando um dos 1.676 projetos apoiados por eles, que envolvem 1.132 espécies e subespécies”, explicou.


Os estudos serão desenvolvidos no Furna Feia, o primeiro e único Parque Nacional do Rio Grande do Norte, criado em 2012. O Parque possui 8.517,63 hectares e está localizado entre os municípios de Baraúna e Mossoró. A UC protege importantes fragmentos de Caatinga, além de conter um valioso patrimônio espeleológico e arqueológico.
Foto: Projeto Caatinga Potiguar (UFRN-WCS).
Foto: Projeto Caatinga Potiguar (UFRN-WCS).

MPF entra com ação para ICMBio fazer plano de manejo de Floresta

MPF entra com ação para ICMBio fazer plano de manejo de Floresta

Por Sabrina Rodrigues*

A Floresta Nacional Mário Xavier fica no município de Seropédica, Rio de Janeiro. Foto: Gian Cornachini/Flickr.
A Floresta Nacional Mário Xavier fica no município de Seropédica, Rio de Janeiro. 
Foto: Gian Cornachini/Flickr.

O Ministério Público Federal no Rio de Janeiro (MPF/RJ) ingressou com ação civil pública contra o Instituto Chico Mendes de Conservação da Biodiversidade (ICMBio) para que seja elaborado e apresentado um plano de manejo para a Floresta Nacional (Flona) Mário Xavier, localizada no município de Seropédica, Rio de Janeiro. O MPF estabeleceu o prazo máximo de dezoito meses para que o plano seja concluído.

Documento importante para a gestão e para estabelecer o uso sustentável dos recursos naturais em uma unidade de conservação, o plano de manejo está previsto na Lei 9.985/2000. O MPF ressalta a importância de se elaborar o plano de manejo da unidade. “O atual panorama na Floresta não corresponde à sua importância ambiental. A expansão urbana e as grandes obras são as maiores pressões sobre a unidade de conservação, diante disso, é necessária a ação judicial para assegurar a preservação da unidade”, afirma o procurador da República Sérgio Suiama.

O MPF informa que buscou resolver a questão por meio de uma recomendação feita em julho de 2015 para que o ICMBio elaborasse, no prazo de 60 dias, o Plano de Manejo da Flona, mas que nenhuma providência foi tomada pelo Instituto.

Administrada pelo ICMBio, a Flona Mário Xavier foi criada em 1986 através do Decreto Federal nº 93369. Com aproximadamente 495 hectares, a Floresta abriga espécies de aves, anfíbios e pequenos mamíferos.

Até o encerramento desta matéria, o ICMBio não retornou contato.

A Assessoria de Comunicação do MPF Rio de Janeiro não soube informar qual a pena aplicada caso o ICMBio não cumpra o estabelecido.

*Com informações da Assessoria de Comunicação do Ministério Público Federal no Rio de Janeiro

“Não podemos repetir Copenhague”, diz brasileiro

“Não podemos repetir Copenhague”, diz brasileiro

Por Claudio Angelo e Luciana Vicária, do Observatório do Clima*
O embaixador José Marcondes (centro) dá entrevista na conferência de Fiji. Foto: Cristina Amorim/Ipam.
O embaixador José Marcondes (centro) dá entrevista na conferência de Fiji. Foto: Cristina Amorim/Ipam.


Acabou o amor. Em sua primeira entrevista coletiva na COP23, o negociador-chefe do Brasil, José Antonio Marcondes, evocou a fracassada cúpula do clima de Copenhague, em 2009, para queixar-se de tentativas de alguns países desenvolvidos de mudar as regras de ajuda financeira climática às nações em desenvolvimento e sua recusa em prorrogar o Protocolo de Kyoto até 2020. Os dois movimentos, segundo o embaixador brasileiro, trazem para a conferência de Fiji-Bonn o risco de fracasso na implementação rápida do Acordo de Paris.


“Não podemos correr o risco de repetir Copenhague, onde o mundo fracassou em concordar sobre a ação climática”, disse Marcondes. “Levamos seis anos para refazer o que falhamos em fazer em Copenhague.”


A irritação diplomaticamente manifestada pelo brasileiro indica o fim do clima de entendimento que havia entre os países ricos e pobres em 2015, quando o Acordo de Paris foi firmado. Ele cede lugar em 2017 em Bonn à velha polarização Norte-Sul que empatou as negociações de clima por 20 anos e levou Copenhague ao naufrágio. “Não podemos destruir as pontes que construímos com tanto cuidado em Paris”, afirmou o brasileiro.
Quem abala a ponte, para variar, é o dinheiro.


O Brasil e outros países emergentes vêm denunciando uma suposta tentativa dos países desenvolvidos de criar uma diferenciação entre os pobres da Terra na hora de conceder financiamento no Fundo Verde do Clima. Segundo Marcondes, há um movimento dos países desenvolvidos de “criar gradações entre países ou de restringir a possibilidade de alguns países de renda média a alta” de acessar mecanismos como o Fundo Verde do Clima, principal instrumento financeiro a auxiliar o Acordo de Paris.


Na última reunião do Fundo Verde do Clima, em outubro, o Reino Unido vetou um projeto conjunto da Argentina e do Paraguai, alegando, entre outras coisas, tratar-se de países de renda média. Questionado pelo OC, o enviado especial do Reino Unido para Mudança Climática, Nick Bridge, disse que o problema era de qualidade dos projetos.


Para os emergentes, a restrição a financiá-los não faz sentido, já que são justamente esses países – China, Índia, Brasil, Turquia, Indonésia e México, entre outros – os que mais emitem gases de efeito estufa, e onde os financiamentos poderiam ter o maior impacto.
Sem acordo sobre dinheiro, toda a conversa sobre o livro de regras do Acordo de Paris, que deveria ser rascunhado em Bonn nesta semana e na próxima, fica prejudicada.


O embaixador brasileiro também reclamou do fato de os países desenvolvidos estarem querendo silenciosamente enterrar o Protocolo de Kyoto, o acordo morto-vivo do clima que estabelece obrigações apenas para os países desenvolvidos. O mundo concordou na COP18, em Doha, em 2012, a prorrogar Kyoto até 2020. A extensão do protocolo, embora tenha efeito muito reduzido sobre o clima, permitiria manter o Mecanismo de Desenvolvimento Limpo, pelo qual o Brasil capta recursos internacionais para projetos em energia, por exemplo. Até hoje os países ricos não ratificaram a extensão, catimbando até que Paris esteja implementado para deixar Kyoto morrer.

O Brasil justifica seu apego a Kyoto na forma de “ação acelerada”, dada a “urgência” da crise climática. “Nós favorecemos a ação acelerada antes de 2020, e estamos pedindo a todos os países que ratifiquem a emenda de Doha. Nesta COP estamos decepcionados com o fato de que nem todos os países têm estado em posição de fazê-lo, o que dá margem a todo tipo de questionamento.”


Saia Justa
Na conversa com os jornalistas, o embaixador perdeu a diplomacia ao responder a uma pergunta de uma jornalista da revista Malta Business Weekly. Ela pediu que Marcondes falasse sobre a proteção “do que resta da floresta amazônica”.


“A senhora provavelmente nunca esteve no Brasil, ou não recentemente”, atacou Marcondes, em inglês. Fora do microfone, a jornalista retrucou, em português: “Estive, sim”! O negociador brasileiro, então, prosseguiu: “A floresta está de pé, tem uma cobertura bem vasta e temos capacidade de conservá-la.” Marcondes comparou a queda do desmatamento em 2016 se comparado ao recorde de 2004 – embora o desmatamento tenha acelerado após 2012 e só voltado a desacelerar em 2016 – e reforçou o comprometimento do Brasil com a redução da derrubada da floresta.


Em seguida, foi questionado sobre a MP do Trilhão, o subsídio de centenas de bilhões de dólares ao setor de óleo e gás proposto pelo governo Temer. “Estamos monitorando isso com cuidado”, desconversou.
*Colaborou Cristina Amorim, do Ipam.

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MP 795, subsídio na contramão


Por Alfredo Sirkis

Exploração de petróleo na Bacia de Santos. Fonte: Rodrigo Paiva, Greenpeace.
Exploração de petróleo na Bacia de Santos. Fonte: Rodrigo Paiva, Greenpeace.


A austeridade, no Brasil, tem sido feroz. Até as doações obtidas a fundo perdido para a proteção do meio ambiente, como aquelas do Fundo Amazônia, quando se destinam a órgãos públicos, vão caindo sob os efeitos do "contingenciamento”, como se orçamento fossem. Acabam congeladas. 


Uma austeridade feroz…e burra. Pois tem a chancela do arauto dessa austeridade, a do ministro Henrique Meireles, o maior desperdício da nossa história encarnado na MP 795/17, que dá de mão beijada à indústria do petróleo quase um trilhão de reais em subsídios, até 2040. 


A MP original foi enviada sorrateiramente, sem consulta, em agosto, ao Ministério do Meio Ambiente, e demorou em ser identificada na sua maligna enormidade. O relator, deputado Júlio Lopes, conseguiu piorá-la ainda mais estendendo sua vigência. Agora ela precisa ser votada até dezembro para não seguir para seu lugar merecido, a lata de lixo da história. Por isso,  há quem queira votá-la agora, possivelmente para melhor queimar o filme da Brasil na COP 23, em Bonn.


“O petróleo encontra-se no limiar de uma lenta, mas profunda implosão.”

O petróleo encontra-se no limiar de uma lenta, mas  profunda implosão. Antes mesmo da decisão da indústria automobilística global de entrar de cabeça na era da eletrificação, o seu preço já se estabilizara num patamar baixo pelo excesso de oferta que os recentes cortes de produção da OPEP não remediaram. Sua agonia certamente será mais lenta e longa que a do carvão, mas é inevitável, inexorável. Até porque para a humanidade ter a menor chance de conter a temperatura do planeta abaixo dos dois graus Celsius – quanto mais 1.5° C –  será preciso manter enterrados cerca de 60% das atuais reservas identificadas. Futuramente esse petróleo não extraído possivelmente terá valor enquanto stranded asset: recurso interdito. 


Cientes dessa situação,  grandes produtores como a Noruega, mas também a própria Arábia Saudita, buscam vários tipos alternativas para um futuro menos “petrodependente”. Mas no Brasil, esse país de fantasia que se julga o futuro Texas do início século 20, ainda imagina-se poços off shore do pré-sal, como um novo Eldorado. Ufanemo-nos brasileiros que esse ainda será um grande motor do nosso desenvolvimento. Voltaremos ao Poço do Visconde, de Monteiro Lobato. Podes crer, Jeca Tatu…


“Essa confiança cega na perenidade do combustível fóssil não chega ao ponto de admitir o “livre jogo” do capitalismo como senhor do seu destino”.
Essa confiança cega na perenidade do combustível fóssil não chega ao ponto de admitir o “livre jogo” do capitalismo como senhor do seu destino. Não confia mais no próprio taco. Duvida de suas peremptórias verdades, mas não dá o braço a torcer. Um pânico interior o faz se pendurar, mais uma vez, qual playboy perdulário, na bolsa da Viúva. 


Um país em profunda recessão, submetido a essa feroz austeridade que enxota até as doações recebidas para sublinhar sua radicalidade, deverá subsidiar generosa e duradouramente essa indústria, não obstante sua prometida obsolescência e, não obstante, o consenso internacional sublinhado até pelo FMI de que é fundamental ir acabando com todo tipo de subsídios a combustível fóssil. Globalmente são mais de 650 bilhões anuais em subsídios diretos e mais de 5 trilhões indiretos, o que inclui os custos de saúde e outros de suas externalidades negativas climáticas e ambientais locais, nas quais se inclui sete milhões de mortes prematuras, em todo planeta,  por conta do ar poluído. Não há mais o que dizer sobre a MP 795 a não ser que seu lugar é na lata de lixo da história.
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A COP do Sísifo

A COP do Sísifo

Por Alfredo Sirkis gifsimpsonsDe Bonn - É recorrente às COPs essa sensação de estar girando em falso, de muita conversa pouca ação e menos ainda resultado. Há conferências onde se sente um pequeno progresso palpável, aquém do necessário, mas progresso, afinal. Ele nem sempre vem do processo negociador, 

frequentemente de algum avanço político em um país importante ou um registro de redução de emissões global ou nacional. Nada disso acontece na COP23. Sua pauta nada tem de muito substantivo, trata-se de esmiuçar a aplicação do Acordo de Paris, o manual de implementação de suas regras, a discussão de como discutir. No entanto, o contexto político e científico internacional produz más notícias que são reverberadas dentro da COP.


Vínhamos acompanhando com interesse a possibilidade de as emissões por queima de combustível fóssil terem atingido o seu “pico” em 2013 já que elas vinham estáveis — e até com uma ligeira queda– coincidindo com anos de crescimento do PIB mundial. Isso é importante pois já havíamos tido, no passado, que a redução de emissões de CO2 mundiais ocorre sempre em anos recessivos. Dessa vez havia algo diferente. 


Agora, cientistas do Carbon Budget Project anunciam uma projeção de aumento de 2% das emissões, em 2017, o que seria o primeiro aumento, no agregado, desde a estabilização. Isso teve um efeito de ducha fria; corresponderia a um aumento de emissões de mais de 3%, na China, dado o uso mais intenso de suas térmicas a carvão por causa da seca que afetou as hidroelétricas (algo com tendência a se repetir) e de uma redução menor das emissões nos EUA, onde o “efeito Trump” ainda não apareceu, mas poderá, mais adiante, se intensificar em função da desregulamentação das normas nacionais da EPA (Agência Ambiental Federal).

Cabem certas ressalvas. A primeira é que o ano não acabou. Além disso, a fonte que vem registrando com precisão as emissões de CO2, por queima de combustível fóssil, é a Agência Internacional de Energia (IEA), de modo que, para seguirmos a série histórica, teríamos que ter seus dados mais antigos, e não compará-los com o de fontes diferentes. Por outro lado, as emissões por energia são a parte do leão dos gases-estufa. Teríamos que acrescentar as emissões por desmatamento que, em 2015 e 2016, aumentaram no Brasil e na Indonésia, e as “exponenciais” provenientes da decrescente capacidade dos oceanos e das florestas de absorverem carbono, das geleiras derretendo e do permafrost liberando metano (CH4).
 
“Trump parece muito isolado, mas acaba inspirando outros países carvoeiros como a Polônia, que agora canta de galo mais alto com seu governo de extrema-direita, disposto a resistir mais às pressões europeias.”.
 
Tanto que, apesar dessa estabilização nos relatórios de emissões de CO2/energia, a concentração de gases-estufa na atmosfera medidas em partes por milhão (ppm) continuaram a subir em todo esse período. Já andamos pelos 401 ppm e em alguns observatórios já se detectaram concentrações de 407 ppm.

Lidamos com uma situação geopolítica adversa. Trump parece muito isolado, mas acaba inspirando outros países carvoeiros como a Polônia, que agora canta de galo mais alto com seu governo de extrema-direita, disposto a resistir mais às pressões europeias. A próxima COP, que irá abrir a discussão da descarbonização de longo prazo, a COP 24, será em Katovice, o locus de uma enorme siderúrgica da época do comunismo, a Huta Katovicza, em uma região cuja economia ainda depende bastante do carvão. Não vai surpreender ninguém se ocorrerem, no ano que vem, manifestações carvoeiras contra a COP, com crucifixos e fotos do Trump, desprezado ao redor do planeta, mas admirado na Polônia que assim irá sediar — sabe-se Deus o porquê– sua terceira COP.

Um dado interessante em Bonn atual vem sendo o ativismo do governador Jerry Brown, que junto com seu antecessor, Arnold Schwarzenegger, vem estrelando numerosos eventos em representação do que eu chamaria de U(d)SA: United Decarbonizing States of America, que formam a quinta economia do mundo. Brown negocia diretamente com a China, agita incessantemente as plateias, mas deixa transparecer uma certa angústia. No evento da IRENA que participei, mencionou o “duelo entre o pessimismo do intelecto e o otimismo do coração, de um pensador que não vou aqui mencionar”. Referia-se evidentemente ao filósofo italiano Antonio Gramsci, mas por prudência não nominou, para que a mídia não o acuse de comunista.
O clima da COP é de uma certa “deprê” e sua surpreendente falta de organização não ajuda muito. Distâncias enormes, péssima sinalização, grande perda de tempo o tempo todo. A proverbial organização alemã dessa vez não compareceu. Saudades de Marraquexe. Ah, os marroquinos, esses sim, sabiam como organizar uma COP…


Já o Brasil, preocupa. Poderia estar trazendo notícias como a inflexão do desmatamento na Amazônia que, depois de dois anos horríveis, apresenta agora queda de 16%, segundo o PRODES. O foco das atenções, no entanto, se dirige para a esdrúxula MP 759, tramitando no Congresso, que pode subsidiar a indústria de petróleo em quase um trilhão de reais até 2040. Laurance Tubiana, que co-presidiu a Conferência de Paris me perguntou: “Que loucura é essa? Isso é verdade???” Expliquei que ainda fazia parte das (más) intenções e que essa MP, se não for aprovada até dezembro, cai. Trata-se então de balançar o pé de jaca!

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